RP 52 Michel : Parlez vous chiac ?

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Michel
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RP 52 Michel : Parlez vous chiac ?

Message par Michel » mar. 21 nov. 2017, 01:11

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Parlez vous angolais ? Parlez vous chiac ?
Le journal Le Point a publié, dans son numéro du 26 Octobre 2017, un dossier : « Qui en veut à la langue française ? ».
L’article d’Alain Borer est repris sur son blogue en accès libre :
http://alainborer.fr/pdf/2017-10-25~1784@LE_POINT.pdf
Cet auteur, qui publia en 2014 « De quel amour blessée » (bref compte rendu ici : http://larepubliquedeslivres.com/borer- ... langlobal/), s’attarde sur quatre variantes de l’anglais :
1/ le globish (ou anglais d’aéroport)
2/ le franglais, issu d’un va et vient entre français et anglais, qui enrichit les deux langues : technologie et technology.
3) l’anglobal : substitution de mots français à des mots anglais qui remplissaient parfaitement leur fonction : challenge pour défi, customiser pour personnaliser.
4) l’angolais : l’imitation par les Français de mots que les anglophones ne comprennent pas. La silver economy, la positive attitude. (Cette appelation angolais, à cause de sa polysémie, peut être contestable)
Globish et franglais sont utiles. L'anglobal est inutile et l'angolais nuisible.
Le risque d’effondrement existe comme dans le chiac, patois parlé en particulier sur une île du Nouveau Brunswick et qu’on retrouve aussi malheureusement dans la grande presse, par exemple à propos du Festival de Cannes: « Sur les red carpets, les people se la jouent happy faces pas fun. »
Alain Borer, encore un, fait partie de ces Français qui enseignent aux États-Unis et qui en sont souvent de bien meilleurs défenseurs que les autochtones restés au pays.
La langue française va-t-elle un jour passer au statut de langue prestigieuse mais morte comme ce fut le cas du grec (ancien) au siècle dernier ? Cette langue chérie des lettrés était lue en Europe occidentale et étudiée par un nombre d’érudits incomparablement supérieur à celui qu’on pouvait trouver sur le territoire du Royaume de Grèce de l'époque moderne.
Lao-Tseu, repris par Lénine, puis par Churchill : Là où il y a une volonté, il y a un chemin.
Michel Godet : La bonne prévision n'est pas celle qui se réalise mais celle qui conduit à l'action pour, éventuellement, empêcher qu'elle ne se réalise.

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