RP73JMV:L'entrée de l'anglais inéluctable dans le supérieur?

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Varlet
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RP73JMV:L'entrée de l'anglais inéluctable dans le supérieur?

Message par Varlet » sam. 15 déc. 2018, 22:50

Pour certains présidents d'université, la réponse est oui. Pas seulement en France, d'ailleurs mais dans de plus en plus de pays, comme peut-être bientôt Israël.
Cette expansion linguistique, au sein des universités de tous les pays, est abordée dans cet article canadien. Ne vous fiez pas au titre cependant car l'auteur - universitaire québécois à Jérusalem- ne cède pas à un fatalisme noir : s'il admet que l'anglais est peut-être nécessaire dans certains domaines, s'il constate que cette place s'agrandit aussi au Québec même, qu'elle est" pour l'instant inarrêtable", il appelle -implicitement- à une mobilisation internationale, pas seulement francophone. Sinon, " le développement intellectuel" risque de se faire "dans une langue en monopole et aux conséquences potentiellement désastreuses".
Mais concrètement, comme le demande un internaute '( voir les commentaires tout en bas de la page ), qu'est-ce qui pourrait être fait, en effet, pour limiter l'utilisation de l'anglais dans les domaines académique, scientifique, technique, et même dans le monde des affaires? Voilà des questions qu'une véritable politique francophone ambitieuse devra bien régler.

https://quebec.huffingtonpost.ca/remi-d ... c-homepage

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Marc Beaufrère
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Re: RP73JMV:L'entrée de l'anglais inéluctable dans le supéri

Message par Marc Beaufrère » dim. 16 déc. 2018, 14:40

Pour moi, la question du débouché d'une langue est vitale. Il faut que la langue serve. Si l'anglais devient la langue de la science, d'après ce que je peux lire, c'est que l'on est reconnu quand on publie dans les revues anglophones type "Nature". Il conviendrait d'organiser l'espace francophone : créer des universités francophones ou convertir certaines universités actuelles en universités francophones, par exemple en France, au Sénégal, en Tunisie, en Côte d'Ivoire... et mettre tout cela en réseau en créant des échanges universitaires. Il n'est pas étonnant que les Français qui se sont formé dans les universités anglophones prône une anglicisation de l'enseignement, car c'est la réalité qu'ils ont vécu et qui leur a permis de réussir. D'autres ont vécu leur enfance en Afrique francophone ou leurs parents avant eux (Mélenchon, Macron, Hamon...) et ont compris le potentiel du français pour l'avoir vécu. Il faut donc rendre cette réalité tangible et faire en sorte de créer une mise en réseau de l'enseignement francophone, avec un haut niveau d'exigence. Sachant que l'Afrique francophone sera dans 10 ans ce que la Chine a été dernièrement, le moteur de la croissance mondiale, ce serait une politique payante. Si l'espace anglophone est aussi attractif, c'est pour deux raisons : les places dans les universités (forcément plus importantes dans un pays de 325 millions d'habitants qu'en France), et parce que c'est actuellement la première puissance économique mondiale. Il y a donc une structuration à faire de l'espace francophone, espace au très fort potentiel, pour qu'on capitalise notre avantage : une langue commune sur un espace gigantesque et quasi continu de la France à Madagascar.
"Une langue, c’est un dialecte qui possède une armée, une marine et une aviation" - attribué à Lyautey

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Re: RP73JMV:L'entrée de l'anglais inéluctable dans le supéri

Message par Gilles Colin » mar. 18 déc. 2018, 17:41

Depuis que je collecte des mots pour le Dicthographe, notamment à partir de sites de référence tel le dictionnaire de l'Académie de médecine, je regrette qu'il n'y ait pas d'autorité reconnue pour fixer et faire appliquer les usages et les graphies du lexique scientifique. Trop d'incertitudes et d'hésitations freinent l'usage de la langue française à cet effet, et ce ne sont pas les affirmations des dictionnaires commerciaux ou de l'Académie française qui peuvent y suppléer.
En voici quelques exemples :
  • le pluriel des adjectifs en -al, par exemple de ceux composés avec natal : anténatal, néonatal, périnatal, postnatal, prénatal,
    urètre ou urèthre ?
    une ou un enzyme ?
    cardia-, cardial pour le cardia et cardio- pour le cœur comme c'est recommandé depuis longtemps,
    -cinésie ou -kinésie ?
    -émie ou -hémie ?
    -rraphie ou -rrhaphie ?
    tactisme et taxie.
Quand un scientifique hésite, à quoi peut-il se référer ?
Le Dicthographe aide à trouver un maximum de mots.
https://sites.google.com/site/ledictho/

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