7/ Annexe 3 Francophilophones [Sélection de personnalités]

Modérateurs: Michel, Marc Beaufrère, Varlet

7/ Annexe 3 Francophilophones [Sélection de personnalités]

Messagepar Michel » Mar 09 Sep 2014, 00:17

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Guinée-Bissau
M. Carlos Lopes
Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Afrique, avec rang de Secrétaire général adjoint des Nations Unies.

De même, si vous visitez le site internet de la CEA, ainsi que mon blog personnel, vous constaterez que toutes les informations et articles de réflexion sont disponibles en anglais et en français. Enfin, en tant que chercheur en sciences économiques et sociales, j’ai publié de nombreux écrits en français. Ces écrits ont également contribué dans une certaine mesure à la diffusion de la langue française.

Ouganda
M. Billie O. Kadameri
Journaliste, réalisateur d'émissions de radio et consultant de la presse. Rédacteur pour l'Afrique à Radio France Internationale et analyste de télévision chez France 24 (service en anglais).
A chaque fois que je me déplace à Dakar, à Bamako ou à Paris, je sens toujours qu’il y a une connexion entre ces destinations et c'est ce que nous appelons l'esprit francophone.
Cependant, pour moi qui suis né en Ouganda, quand je voyage dans d'autres villes anglophones comme Nairobi-Kenya, Accra-Ghana, je ne pense pas qu'il existe un lien entre ces villes. Je constate effectivement que les gens n'ont rien en commun dans le mode de vie en dehors de parler anglais.

Tanzanie
Mme Frannie Léautier
Mariée en France, j'ai eu l'opportunité de pratiquer et améliorer ma capacité à parler français pendant les vacances d'été. Nous avons décidé de placer nos enfants dans le système éducatif français quand nous étions en Amérique du Nord car j'espérais être placée dans les pays étrangers étant manager à la banque mondiale à Washington. Le système d'éducation français garde des normes stables dans tous les pays et le niveau d'éducation des enfants est protégé dans n'importe quel pays où l'on se trouve. J'ai appris encore mieux la langue française en aidant mes enfants avec leurs devoirs. Je travaille aujourd'hui dans l'Afrique entière et j'utilise la langue française pour mon travail.

Mme Monica Pinto
Doyenne de la Faculté de droit de l’Université de Buenos Aires (UBA), Avocate, Docteur en droit.
J’ai grandi dans l’amour de la France avant de savoir parler français. Mon père était francophone et francophile. C’était donc tout à fait normal d’aller à l’Alliance française. Lorsque j’y faisais mes études, dans les années 1960 et 1970, on nous apprenait la France, tout court, sans traductions, assortie de son histoire, sa littérature, ses beaux-arts. On passait de Victor Hugo qui suggérait qu’en 1802 déjà Napoléon perçait sous Bonaparte à Phèdre de Racine à la lumière de Roland Barthes, de La Condition Humaine de Malraux aux Séquestrés d’Altona de Jean-Paul Sartre ; du Radeau de la Méduse à la Liberté guidant le peuple.

M. Enrique Vargas Pacheco
Médecin-chirurgien, Professeur émérite de la faculté de médecine de La Paz.
L’ensemble de mon activité professionnelle s’est déroulée au sein de l’Institut Bolivien de Biologie d’Altitude (IBBA) de La Paz, institution qui a été créée en 1963 par une convention internationale entre la France et la Bolivie et qui, après plus de 50 ans d’existence a pu continuer à fonctionner grâce à la collaboration française.
Tout récemment, en avril dernier, a été présenté ici à l’ambassade de France le livre « Vivre en altitude » écrit avec le Dr. Gérard Parent, ancien chercheur de l’IRD à l’IBBA et qui est, comme moi actuellement, médecin-conseil de l’ambassade de France en Bolivie.

Colombie
M. Luis Alberto Moreno
La France n'est pas propriétaire de la langue de Molière, elle l'a donnée en partage au monde entier. Et notamment aux Latino-américains. C'est d'autant plus naturel étant donné que la France est un pays d'Amérique latine, sa plus longue frontière étant avec le Brésil où la Guyane est un acteur clé.

M. Raymond Van Hemert
Fondateur de l’entreprise de traduction Frans in Suriname, qui s’est donné pour objectif de développer les relations entre le Suriname et les pays francophones.
Ancien Chef pour plusieurs restaurants au Suriname pendant cinq ans.

Tout d’abord, la francophonie est l’ouverture sur le monde. Et c’est pour moi bien le plus important aspect de ma jeunesse. Sans vouloir faire trop de comparaisons, l’enseignement américain / anglais international, reste très renfermé sur soi alors que dans l’enseignement français, beaucoup d’importance est attaché à l’ouverture d’esprit, à la connaissance générale et surtout la découverte de l’autre et où de chose inconnues.
Ensuite, bien qu’à l’époque je n’y voyais pas l’importance, l’enseignement de la philosophie en Terminale est aujourd’hui pour moi un outil de premier rang dans mon travail. Bien qu’il ne s’agisse pas forcément de parler de sujet philosophique, la matière m’a permis de réfléchir autrement sur diverses problématique, et au Suriname, cela me donne une avance considérable.

Mme Bibi Russell
Fondatrice en 1995 de Bibi Productions, marque engagée pour la promotion du patrimoine artisanal du Bangladesh, ainsi que le développement culturel, social et économique des pays en développement.
La France continue de me fasciner et de m'inspirer dans mes efforts créatifs. Je salue les efforts des pays francophones dans la promotion du dialogue, de la compréhension et du respect de la diversité linguistique et culturelle.
A travers l'art et le design, je cherche à sensibiliser et de démontrer les immenses compétences et l'expertise des artisans, de préserver le patrimoine, d’encourager la créativité, d’offrir des opportunités d'emploi, de développer le statut des femmes et de contribuer à l'éradication de la pauvreté.

M. Hang Chuon Naron
Ministre de l’éducation, de la jeunesse et des sports, Vice-Président du Conseil supérieur de l’économie nationale, institut de réflexion du Gouvernement royal du Cambodge.
Secrétaire général du Ministère de l’économie et des finances (2004 – 2010), puis Secrétaire d’État (2010 et 2013).

La francophonie pour moi dépasse la définition classique de « l’ensemble des personnes et des institutions, voire des pays, ayant le français en partage ». Pour moi la francophonie représente l’accès à la culture et à la civilisation française, un moyen pour la compréhension approfondie de l’histoire et de l’art khmer, la protection du patrimoine culturel, le renouveau du théâtre cambodgien d’après indépendance, la fenêtre sur la culture juridique civiliste et le droit international public.
(...) La langue française constitue avant tout le seul moyen d’accès à la connaissance approfondie de l’histoire du Cambodge et de l’art khmer. Plusieurs générations des chercheurs français ont consacré leur vie à l’étude de la culture et de la civilisation khmère.
Enfin, la langue française joue un rôle important dans la compréhension des conventions internationales. Dans ce contexte, la connaissance du français est utile pour la diplomatie mondiale, ainsi que dans le cadre de coopération bilatérale et multilatérale. La langue française est une des langues de l’ONU et des organisations internationales. La connaissance du français me facilite énormément pour établir un rapport de confiance avec beaucoup des francophones du monde entier. J’ose dire que c’est grâce à la langue de Molière que le patron du FMI, Mme Lagarde, a porté tout de suite l’amitié envers le Cambodge. Sa visite au Cambodge témoigne la qualité de cette amitié.

M. Hisanori Isomura
Ancien directeur général de la Chaine NHK (le service public japonais de radio et télévision.
Correspondant spécial au bureau européen de Paris de NHK (1958-1962), Directeur du bureau de Washington (1964-1971).
Premier Président de la Maison de la Culture du Japon à Paris (1995-2005).

Comme disait le Prix Nobel de ittérature Yasunari Kawabata, la caractéristique du japonais est son « ambiguïté ». Pour moi, la clarté et sa finesse culturelle sont le charme du français.
En 1954, l’année suivant mon entrée à la NHK, (c’est-à-dire quand j’étais encore un novice), on m’a envoyé en Indochine pour couvrir la fin de la guerre, puisque à l’époque, j’étais le seul journaliste francophone dans la rédaction.
Depuis, même aux Etats-Unis, un japonais qui comprend la langue de Molière est bien vu et il va de soi que cela a beaucoup aidé ma carrière.
Au Japon, le France est le grand pays culturel et un francophone est un peu synonyme d’être un homme cultivé, et on n’a peut-être surestimé ma culture qui n’est que modeste.

M. Makoto Utsumi
Ancien Président-Directeur Général de Japan Credit Rating Agency, Ltd (20042014).
Professeur à l’Université de Keio à Tokyo (1992-2000).
Ancien Président du Japan Center for International Finance (2001-2004).
Ancien Vice-Ministre des finances pour les affaires internationales.

Les français, contrairement à d’autres peuples, ne font aucune discrimination par rapport aux étrangers d’une autre race, lorsque vous parlez la langue française et que vous êtes imprégné de leur culture. La langue française est donc pour les français la source même de leur identité. Le fait d’être francophone m’a permis de me lier avec plusieurs français d’une amitié véritable et profonde.

Mme Wanrug Suwanwattana
Professeur de français à la faculté des Arts libéraux de l’Université Thammasat.
Critique des phénomènes culturels et sociaux contemporains, militante dans de nombreuses campagnes politiques pour les droits de l’Homme et la démocratie en Thaïlande.

Mais c’est plutôt l’esprit critique à la française et les valeurs démocratiques, avec lesquels j’ai été formée en France. Ces valeurs m’ont servi comme cadre de pensée à ma réflexion sur les problèmes actuels de Thaïlande. J’ai pu penser “autrement” et proposer ces explications “alternatives” au public thaï, durant cette période de tournant historique. Mais bien-sûr que sans cette connaissance de la langue française, mon parcours n’aurait pas été aussi enrichissant que celui que j’ai connu jusqu’à maintenant.

Mme Esther Koplowitz
Vice-présidente du conseil d'administration et principale actionnaire de Fomento de Construcciones y Contrata, FCC. Numéro six européen du BTP.
La langue française, un code symbolique complexe, a marqué ma vie d´une façon fondamentale. Mon éducation au Lycée de Madrid m´a obligée, dès très jeune, à utiliser ce bel instrument pour analyser, comprendre et confronter la réalité du monde extérieur. Dans la mesure où nous pensons avec des mots qui nous sont donnés, elle m´a permis de structurer ma pensée : avec clarté et critère, avec rationalité et ordre de présentation et, finalement, avec une tendance innée pour la synthèse qui permet d´aborder les contradictions ; trois qualités propres à la langue française. Encore plus, le français a été pour moi l´instrument à travers lequel j´ai reçu la plupart de mes connaissances, et la façon plus simple et plus belle de m´exprimer.

M. Pertti Torstila
Secrétaire d'État, Ministère des Affaires Etrangères.
Ancien conseiller à l’Ambassade de Finlande à Paris (1981-1984).
Ancien Ambassadeur, Chef de la Délégation de la Finlande auprès de la CSCE à Vienne (1989-1992).

La France a joué un rôle important dans ma vie privée et professionnelle. Le français m’a beaucoup donné. J’ai eu la possibilité exceptionnelle de connaître la France sous une casquette diplomatique ainsi qu’à travers mon parcours et mes études à l’ENA, promotion Henri François d'Aguesseau (1980-1981). J’ai ainsi pu constater combien cette école représente une source magnifique pour la francophonie en formant de véritables ambassadeurs itinérants de la France dans le monde entier.
En effet, la Finlande représente le bastion le plus fort de la francophonie dans les pays nordiques, au regard de son histoire dans laquelle la France a joué un tout rôle particulier, avec une forte prégnance au XIXe siècle, à l’époque de la Russie tsariste. Aujourd’hui, le français occupe une place importante dans le système éducatif finlandais, étant la troisième langue la plus apprise, après l’anglais et l’allemand. Le pourcentage de Finlandais qui ont appris le français a augmenté de 37 % sur les dix dernières années,

M. Salvino Busuttil
Conseiller auprès du ministre des Affaires Etrangères de Malte (depuis 2005).
Président de diverses sociétés financières à Malte.
Ancien ambassadeur de Malte en France et au Portugal (1998-2005).
Ancien Membre de l’Académie d'agriculture de France (2001).

La Francophonie est essentiellement une belle entité beaucoup plus culturelle et moins chargée économiquement que les pays du Commonwealth dont Malte fait partie.
Bien que le Commonwealth ait depuis toujours pris un élan économique (ex. le « Commonwealth Preference » pour les droits de douane), il lui a manqué, à mon avis, cette énorme richesse culturelle que la Francophonie possède.
En revanche, l’opulence de cette culture, ainsi que de la langue elle-même, n’est pas reflétée dans le domaine économique, ce qui est bien dommage. Il y a les Chambres de Commerce bilatérales mais il n’y a pas un vrai réseau réunissant les travaux, les perspectives et les prospectives d’une francophonie économique.
Dans un second temps, la consommation de produits français pourrait décliner, au profit par exemple de produits agroalimentaires, de biens de consommation courante et de produits de luxe d’autres cultures. Si la gastronomie française a été la première à rayonner dans le monde et demeure la référence du secteur, elle n’en a pas le monopole. Elle est déjà concurrencée par les produits italiens qui bénéficient d’une reconnaissance internationale grâce à une stratégie d’identification nationale organisée (drapeau italien sur les produits, mise en valeur de la consonance italienne). Il en va de même pour l’industrie de la mode française. Ce phénomène pourrait s’amplifier et contaminer d’autres secteurs. Si la consonance française d’une marque permet aujourd’hui de vendre partout dans le monde, notamment en Asie (où des entreprises locales choisissent un nom de marque en français par stratégie commerciale), ce ne sera plus le cas si le français décline.

M. Yngve Slyngstad
Investisseur réputé, Président exécutif de Norges Bank Investment Management depuis 2008, société qu’il a rejoint en 1998.
Titulaire d’un diplôme en sciences politiques de l’Université de Paris Sorbonne.

La langue française est une langue riche, raffinée, précise et très vivante, avec un immense trésor littéraire et qui a eu – et a encore – une grande influence sur d’autres cultures. Autant que l’anglais est perçu comme la langue internationale des affaires, le français est considéré comme la langue culturelle par excellence.

M. Mohamed Ali Ben Laden
Président du Conseil d’Affaires Franco Saoudien (CAFS) depuis 2012.
Président de Mohamed Ben Laden Law Firm (MBLLF), cabinet d’avocats spécialisé en droit des affaires, fondé à Riyad en 1999. Arbitre au Centre d’Arbitrage Commercial des pays du Golfe à Bahrein, membre du Chartered Institute of Arbitrators à Londres, de la London Court of International Arbitration ainsi que d’autres institutions juridiques internationales.
Diversité. Le mot est lancé. Oui, la francophonie est sans doute un des derniers atouts pour faire face au monde monochrome, monolinguistique et monoculturel dont on voudrait que nous nous contentions.
Langue de culture incontestablement le français l’est, mais le réduire à cela serait une erreur dans le monde des affaires où l’anglais est incontournable, l’éloquence française sert aussi.
Comme je le disais plus haut, il y a bien un art français de négocier, de présenter, en un mot de "réussir" qui fait merveille. La francophonie n'est surtout pas un cénacle culturel pour initiés. Elle est un ensemble vivant d'hommes et de femmes qui travaillent, investissent, réussissent grâce à leurs atouts propres. Et au quotidien de mes activités professionnelles je le vérifie puisque dans les relations bilatérales parler la langue et avoir des références communes permet non seulement de mieux se comprendre mais aussi et surtout de mieux s’apprécier et quelque part de gagner du temps.

Mme Zoe McKenzie
Directeur de cabinet du Ministre de commerce extérieur, de l'investissement et du tourisme.
Conseillère en chef du Premier Ministre de l'Etat de Victoria en matière de l’Éducation et la Culture (2011 – 2013).
Chargée de recherche pour la Fondation pour l’innovation politique (2008).
Ancien directeur du cabinet du Président de KPMG Australie.

Mon apprentissage de la langue française, mon expérience et adoption partielle de la culture française, et le sentiment d'avoir un deuxième 'chez moi' en France, m'ont apporté d’énormes bénéfices dans le développement de ma carrière. J'ai voyagé en France pour la première fois à l'âge de 15 ans. C'était mon introduction à une culture différente de la mienne. Malgré ma timidité initiale, la France est devenue pour moi une deuxième patrie, un pays où j'ai une famille que je n'ai pas eue chez moi en tant que fille unique.
Je retourne en France tous les deux ans pour rendre visite à la famille qui m'a accueillie à cet âge. Leur accueil reste aussi chaleureux aujourd'hui qu'en 1987. Cette expérience dans mon adolescence m'a donné une capacité d'adaptation, une curiosité brûlante pour autrui, et une polyvalence culturelle dont je me suis servie ailleurs en Europe, en Amérique latine, aux Etats Unis et en Asie. J'ai appris l'allemand et l'espagnol depuis, mais c'est de la langue française dont je suis tombée folle amoureuse il y a 25 ans. Elle ne me quittera jamais.

Au moment des entretiens pour mon premier job, je me souviens d'une chargée des ressources humaines dans un grand cabinet d'avocats qui m'a proposée la question suivante : à quoi servent toutes ses langues étrangères ? J'ai pris la question pour une blague. À ma grande déception, elle ne l'était pas. Ma réponse était simple, et le reste toujours : une deuxième langue vous apprend à penser autrement. Une connaissance linguistique vous ouvre des nouveaux modes de réflexion ; elle vous apporte une façon de penser originale ; elle vous introduit à des concepts qui n'existent pas dans votre contexte maternel, elle vous offre des perspectives inédites. Elle fait naître en vous un jugement plus profond, plus global, plus nuancé – d’autant plus important que dans mon rôle actuel, tout dépend à 100 % du jugement.

M. Colin Nettement
Ancien Président de l’Alliance Française de Melbourne et de la Fédération des Alliances Françaises en Australie.
Fondateur, en 1984, de L’institut pour l’étude des relations franco-australiennes (ISFAR).
Ancien Professeur à l’Université de Melbourne, chef du département de français.
Docteur de l’Université de Sorbonne, avec une thèse sur Georges Bernanos.

Pour l’Australien que je suis, je dois reconnaître que si le français reste une langue très prisée ici, c’est surtout parmi l’élite des classes moyennes, et surtout pour des raisons culturelles plutôt qu’économiques. S’il y a, dans le monde australien des affaires, quelques francophones, c’est plutôt par accident que par volonté. Les cours de “français des affaires” n’ont jamais eu de succès durable, et la grande majorité de nos décideurs en affaires sont convaincus que l’anglais est la seule langue à utiliser dans ce domaine. Je pense que les directeurs des compagnies françaises établies (avec assez de succès, je crois) en Australie vous confirmera cela. Ici, il me semble que la valeur de la francophonie est contextuelle plutôt que directement causative : votre choix du mot “francophilophone” me paraît tout à fait à propos. Si un grand nombre de personnes, à travers toutes les professions et tous les métiers, sont francophones, c’est en général parce qu’ils sont francophiles (avec focalisation exclusive sur l’Hexagone), non par intérêt commercial ou économique ; en même temps, cette situation est réelle, et présente un contexte de cordialité et peut-être de confiance qui devrait faciliter le développement de liens commerciaux plus étendus. C’est bien sûr mon avis personnel : je ne suis pas sociologue, et je peux me tromper.
Tout cela dit, il reste très important que la France continue dans la mesure du possible de promouvoir la langue et la culture françaises dans ce pays ; comme vous le savez, depuis quelques années, les visées principales de la politique nationale se dirigent sur l’Asie, ce qui est en quelque sorte normal, mais cela représente un danger pour le français… Il y a des contre-courants et il y a actuellement des ouvertures particulièrement bienvenues, dans certains de nos États, pour l’enseignement bilingue dans les écoles primaires. Le français y est présent, mais la situation est fragile
Lao-Tseu, repris par Lénine, puis par Churchill : Là où il y a une volonté, il y a un chemin.
Michel Godet : La bonne prévision n'est pas celle qui se réalise mais celle qui conduit à l'action pour, éventuellement, empêcher qu'elle ne se réalise.
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