Histoire érotique de Versailles et Vagin de la Reine

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Histoire érotique de Versailles et Vagin de la Reine

Messagepar Michel » Dim 05 Juil 2015, 17:19

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Je rapproche un livre qui rappelle une époque avec une « sculpture » d’aujourd’hui.

Une histoire érotique de Versailles, Michel VERGE-FRANCESCHI et Anna MORETTI, 1667-1789
http://livre.fnac.com/a8191754/Michel-V ... Versailles

Page 4 de couverture :

Versailles, lieu de pouvoir ? Oui, mais aussi lieu de plaisir, de désir et de débauche. Du modeste pavillon de chasse de Louis XIII, le jeune Louis XIV fait une garçonnière pour y abriter ses premières amours avec la timide Louise de La Vallière, puis décide, au grand dam de Colbert, d'aménager le lupanar de ses jeunes années. De la pulpeuse Mme de Montespan à l'ardente Mme de Maintenon, maîtresses, favorites ou passades d'un soir se succèdent alors en un tourbillon mutin. On y lutine avec ardeur dans les alcôves accueillantes des appartements de Le Brun ou derrière les bosquets propices des jardins de Le Nôtre. Après les mignons de Monsieur et les orgies du Régent, les demoiselles du Parc-aux-cerfs choisies par la Pompadour se disputent l'honneur d être troussées par l'insatiable Louis XV. Las, Louis XVI le Mou peine à honorer Marie-Antoinette et, à la veille de la Révolution, la « petite Sodome » aux moeurs débridées a jeté ses derniers feux.

Quand on pense qu'au temps de Louis XV le roi offrait tout naturellement à une conquête d'une seule nuit une aigrette en diamants dont la valeur en livres équivalait à 20 ans de traitement d'un officier supérieur, on mesure à quel point la démesure était au pouvoir.

Aujourd’hui une autre démesure s’affiche dans les Jardins de Versailles : Dirty Corner, le nom officiel en anglais (en anglais à Versailles...) supposé rappeler cette époque faste.
Les journalistes français l'ont traduit en Vagin de la Reine, admirez le spirituel de la traduction (C'est très français comme dirait Jean d'Ormesson).
Une construction en ferraille est posée sur le Tapis vert, cette longue pelouse au centre de l’allée du Roi qui va du Bassin de Latone en descendant vers le Bassin d’Apollon. Il va de soi que cette pelouse est défoncée pour la cause et agrémentée de blocs de pierre disgracieux (certains pèsent plus de 20 tonnes).

On est loin des enfantillages de Jeff Koons avec ses homards en plastique ou les créations de Murakami. Ces "oeuvres" n'endommageaient pas le site. Versailles bien sûr en a vu d’autres : abandonné pendant la Régence en 1715 (on voulait le démolir…), cannibalisé en 1792. Napoléon ne l’a pas habité et Louis Philippe l’a transformé en musée.

Mais il y a une différence entre abandonner et dégrader, même de façon transitoire.
Anish Kappor est un artiste né à Bombay, mais citoyen de la perfide Albion : une coïncidence qui pourrait justement, en partie, expliquer la dite différence.
Lao-Tseu, repris par Lénine, puis par Churchill : Là où il y a une volonté, il y a un chemin.
Michel Godet : La bonne prévision n'est pas celle qui se réalise mais celle qui conduit à l'action pour, éventuellement, empêcher qu'elle ne se réalise.
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